Cultiver son jardin au château de Haroué

Publié le par C.R

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Depuis le 1er juin et jusqu’au 1er novembre, le Château de Haroué (54) accueille l’exposition « Le Jardin du oui », conçue et réalisée par Catherine de Mitry. Il s’agit de la huitième des douze étapes d’un cheminement de deux amoureux réalisé par l’artiste depuis une quinzaine d’années. Présentation d'une oeuvre qui se doit d'être partagée.

 

Le besoin de retrouver le contact avec la terre sonne comme la clé de l’exposition proposée par l’artiste pluridisciplinaire Catherine de Mitry. L’idée réside ainsi dans l’envie de se retourner vers le passé, vers la représentation des civilisations anciennes, plus attachées à leurs racines qu’à leur futur. Huitième étape d’une œuvre unique baptisée « Altaïr » commencée il y a une quinzaine d’années, l’exposition se décline à l’intérieur d’une des tours du château, tout comme à l’extérieur en de petits jardins fleuris et composés de toutes sortes d’éléments naturels.


Le projet offert au Château de Haroué demeure lié aux travaux précédents . L’artiste, à cet effet, proposera un film retraçant les étapes réalisées initialement, ainsi qu’un tableau de correspondances.  « Le jardin du oui » se compose de formes que l’on peut retrouver partout, facilement identifiables et reproductibles comme des cercles, des carrés, ou encore des spirales. Auparavant, il aura fallu mettre cette géométrie en évidence, comme nous l’explique l’artiste : « Le jardin du oui est interprétable par chacun d’une façon différente . Il s’agit d’un canevas incongru que l’on peut reproduire partout, à différentes échelles, du microscopique au cosmique. »


Reproduire partout, et par tous. Car Catherine de Mitry souhaite que son travail conduise son public vers une initiation, en proposant un cahier de construction pour que les visiteurs puissent reproduire l’œuvre du jardin comme bon leur semble. Pour expliquer la démarche, l’exposition présente également des peintures, des textes calligraphiés et des intuitions mathématiques ou poétiques, qui répondent à un cheminement assez complexe de l’artiste, auquel le public adhère néanmoins.


« Le jardin du oui » répond enfin à une conception optimiste. « Il s’agit de la clé du Sésame », affirme Catherine de Mitry. « Le oui symbolise la vie, et il est l’antonyme du non, qui peut paraître confortable à première vue, mais qui représente davantage la mort. » Car si le oui n’existe pas, sa justification dans le réel suscite l’engouement et d’innombrables interprétations positives.L'œuvre ira en se prolongeant dans l’avenir, la prochaine étape étant probablement la révélation de l’architecture d’Altaïr. En attendant, et comme disait  Voltaire dans Candide, tâchons de cultiver notre propre jardin.
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Article publié sur La Plume Culturelle, le 12 juin 2009

Publié dans Articles Parus

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