Le développement durable, le combat du festival Nomadia

Publié le par C.R

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Du 15 au 16 mai 2009, l'association Pas Assez organise à Woippy le festival Nomadia. L'objectif affiché est de sensibiliser la population sur la nécessité d'un développement durable, par l'acceptation de comportements éco-citoyens.

 

  Le festival Nomadia naît d’une initiative simple: regrouper le public autour des questions fondamentales du développement durable. Depuis quatre ans, l’association Pas Assez tente de mettre en œuvre des actions citoyennes dans ce sens. Le déroulement du festival permet une décomposition de la notion en plusieurs pôles. L’aspect écologique demeure primordial. « Il faut sensibiliser les visiteurs sur les comportements à adopter, et sur les évolutions technologiques qui favorisent le développement durable », affirme Grégory Amen, coordinateur de l’évènement. La sensibilisation s’appuie sur des ateliers, organisés entre autres par l’association « L’eau d’ici », et sur des expositions pendant les deux jours de la manifestation, ainsi que sur des conférences en partenariat avec le CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement). Outre le thème de l’écologie, le commerce équitable sera au centre des discussions, en facilitant notamment le commerce d’objets artisanaux répondant à l’appellation.


Pour l’édition 2009 Nomadia a choisi principalement de s’intéresser au thème de l’eau. « Il s’agit d’un sujet d’actualité depuis de nombreuses années », confirme l’organisateur. « Certes la prise de conscience est de plus en plus importante, mais il reste un problème sociétal d’envergure. » : la disproportion entre le prix de l’eau dans les pays du Sud et le niveau de vie de la population. Les enjeux géopolitiques mondiaux alarment les associations écologiques, et le risque de voir se déplacer des centaines de milliers de personnes à travers la planète est majeur. Pour commencer à apporter des solutions, l’association Sechat finance, par exemple, des projets de dispensaires en Egypte, qui connaît une situation considérée comme catastrophique. « Pour des raisons touristiques, des villes se voient privées de leurs ressources naturelles » insiste Grégory Amen. Nomadia souhaite ainsi informer le public sur les problèmes humanitaires, et propose des solutions par le biais de cette manifestation .


Car les intervenants du festival suivent une voie commune, à savoir la rencontre entre les individus, afin de travailler main dans la main. L’organisation, pourvue d’une meilleure communication que lors des éditions précédentes, vise à se faire entendre et connaître de tous, en offrant, outre des expositions, une partie spectacles chargée. Le groupe messin Moussafir se produira tout d’abord lors d’un concert vendredi soir, et laissera place pour la clôture du festival à l’association Bhaïravi, afin d’illustrer les difficultés spécifiques de l’Inde face à la problématique environnementale. Le jeune public participera également à la fête, puisque les élèves des écoles Prévert, et Pierre et Marie Curie de Woippy, présenteront un spectacle de chants et danses autour du thème de l’eau.  C'est ainsi que par le biais de la création artistique, « Pas Assez » cherche à faire passer des  valeurs humaines pour les plus petits comme pour les plus grands. Cette initiative devrait par ailleurs perdurer puisque Nomadia souhaite poursuivre l’opération. Des pistes mèneraient à Chambley ou Metz pour de futures manifestations culturelles sur le développement durable. En espérant que ce genre d’initiatives ne tombe pas à l’eau.

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Article publié sur La Plume Culturelle, le 7 mai 2009

Publié dans Articles Parus

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