Les Arènes sur un registre festif

Publié le par bookcr.over-blog.com

bandeau musiqueVendredi dernier, « Debout sur le Zinc » et « La Rue Ketanou » avaient pris place aux Arènes de Metz. En tournée pour la promotion de leurs nouveaux albums, ces deux groupes incontournables du paysage musical français, moins présents dans les médias que sur scène, ont ravi un public messin enthousiaste.

 

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Debout sur le Zinc aux Arènes de Metz | Margaud Antoine

 

  Un concert de La Rue Ketanou suscite toujours beaucoup d'intérêt chez les amateurs de musique festive. Associés à Debout sur le Zinc, le plaisir est à son maximum. Et quand « T’inquiète Lazare » fait la première partie, on obtient en définitive un évènement incontournable. C’est donc ces derniers qui ouvrent le bal. Le groupe de Florent Vintrigner, accordéoniste de La Rue Ketanou, propose une musique poétique et romantique, à l’image de « Je rentre me coucher ». S‘il s'appuie sur la réputation de son projet initial, ce n’est pas pour autant qu’il dédaigne les petites salles, lui qui a toujours prôné une musique proche de son public.


Avant de revenir sur scène avec ses compères, ce sont donc les membres de Debout sur le Zinc qui envahissent la scène. Le dynamisme de ces sept joyeux lurons est absolument énorme. De William, le charismatique contrebassiste, à l’éternel sourire de Simon, cette bande de copains communique avec le public et leur transmet une incommensurable envie de bouger. Les extraits de leur dernier album, « De Charybde en Scylla », sorti en octobre dernier, comme par exemple « J’ai », sont aussi efficaces à ce petit jeu que d'autres titres plus anciens, plus rodés.


Pas le temps de se remettre de cette chaude ambiance, la tête d’affiche débarque. Sept ans après leur dernier album enregistré en studio (« Y’a des cigales dans la fourmilière »), La Rue Ketanou fait un retour tonitruant avec leur dernier opus, « A contre sens ». Entretemps, l’actualité du groupe s'est résumée à un album live (« Ouvert à double tour », sorti en 2005) et de multiples rumeurs de séparations . C’est donc sans modération que nous profitons de nouveaux titres mélodieux, tels que « Je ne peux pas te promettre » ou encore « Elle est belle ». Toujours empreints de cette humanité dont le groupe est coutumier, et reste pétri, depuis bientôt dix ans.


La conclusion de cette douce et riche soirée ? Le sourire aux lèvres d’un public multigénérationnel, qui a su répondre présent au rendez-vous. Et la preuve que les Arènes élargissent petit à petit l'horizon de leur programmation. On en redemande.
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Article publié sur La Plume Culturelle, le 7 avril 2009

Publié dans Articles Parus

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