Minipli : l'étoffe d'un futur grand

Publié le par bookcr.over-blog.com

bandeau musiqueSamedi dernier, l’Emile Vache nous faisait découvrir Minipli, ou trois amis luxembourgeois qui se découvrent une passion commune pour la musique minimaliste. Un style qui plaît, puisqu’ils représenteront la Lorraine et le Luxembourg pour la prochaine édition du Printemps de Bourges. Portrait.

 

 Fiffi, Wijl et Nipless se lancent dans l’expérience Minipli il y a trois ans maintenant. Pour prendre du plaisir entre amis avant tout : « On voulait seulement jouer pour nous, une sorte de Jam Session », commente Wijl. Quelques chansons écrites, et les voici plongés dans le grand bain, puisque leur premier album « Love is for the fishis » ne sortira qu’une huitaine de mois plus tard. Un album très expérimental, la folie restant le mot d’ordre de leurs expériences musicales et artistiques. « Nous ne travaillons pas du tout comme des musiciens. L’écriture se résume souvent à de l’improvisation » affirme Nipless. L’effort indéniable lié à la performance visuelle sur scène, notamment par leurs choix de costumes, donne plus de valeur à leur musique. PJ Harvey considéré, pour le chant, comme leur dénominateur commun, ces inconditionnels d’électro s’inspirent par ailleurs du groupe punk américain « Le Tigre. »


Si Minipli a su s’imposer dans les petits cafés luxembourgeois, ils prennent rapidement la route vers Bruxelles pour leur première scène. « Ce qui nous a surpris, c’est qu’on retrouve un public très éclectique » enchérit Nipless, pensant que le minimalisme attirait surtout un public mélomane très spécifique. Depuis, ils naviguent entre les scènes belges, françaises, italiennes et allemandes. Leur étonnant parcours à travers l’Europe aboutit à concourir cette année aux tremplins pour le printemps de Bourges. Ce festival nationalement reconnu attirera du 21 au 26 avril des têtes d’affiches aussi prestigieuses que Ben Harper, Benabar ou encore Tryo. « On ne pensait même pas y participer, un ami nous a seulement suggéré l’idée » nous relate, encore surprise, Fiffi. « Après seulement deux années d’existence, on ne s’imaginait pas en arriver là si rapidement. » ajoute Nipless.


Le style minimaliste s'accomode très bien dans de petites salles intimistes. « Il nous faudra par contre prendre le pli pour des scènes de plus grande envergure, car nous n’y sommes pas encore habitués. » constate le groupe. Gageons que Minipli y parviendra, car au fil de leurs concerts, par leurs extravagances, leur philosophie, ils ont su se distinguer et partager avec le public. Leur évolution musicale, qui lorgne aisément du côté de la pop ou de l'électro, leur ouvre quoiqu'il en soit un champ d'action bien adapté au public disparate des festivals. D'autant qu'en guise de test, ils ont déjà assuré la première partie de The Do, autre formation atypique ayant su toucher le grand public. Pour un début, c'est plus que prometteur.
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Article publié sur La Plume Culturelle, le 21 avril 2009

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