Walywood : le projet de développement hôtelier de Walygator

Publié le par C.R

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Didier le Douarin, accompagné de nombreux élus locaux, a officiellement dévoilé la campagne autour du projet Walywood. Le programme, colossal, visant à fonder un complexe hôtelier d’un millier de chambres, s’appuie sur la synergie entre le parc, le site d’Amnéville-les-Thermes et les communautés d’agglomérations voisines.

 

  Le tourisme mosellan navigue sur une vague ascendante. Le raz-de-marée qu’engendrent les futurs projets risque de modifier favorablement l’image attractive du département. « Il y a vingt ans, on pouvait considérer le développement du tourisme en Moselle comme utopique », lance d’emblée Bernard Hertzog, vice-président du Conseil Général, délégué à la culture et au tourisme. Au tour de Walygator d’engendrer une émulation touristique, par le lancement officiel de la campagne du projet Walywood, un complexe hôtelier de 3 bâtiments classés 2**, 3*** et 4****, regroupant un millier de chambres. S’en suivent des équipements divers autour du parc d’hébergement, comme un centre de rencontre-séminaire-formation afin d’accueillir une clientèle « affaires ». La faisabilité du projet dépend de plusieurs communes. Ils ont ensemble répondu positivement, sous quelques conditions toutefois.


Les propriétaires du parc, Claude et Didier Le Douarin, doivent impérativement répondre au besoin d’associer Walywood au site d’Amnéville-les-Thermes et aux communautés d’agglomérations environnantes. « Il faut absolument éviter la bataille touristique», annonce le vice-président du Conseil Général. « Nous devons développer en priorité les friches industrielles en s’inscrivant dans les intérêts des trois regroupements de communes », enchérit Patrick Abate, maire (PC) de Talange, et président du syndicat des friches industrielles. Dans ce sens, la synergie s’appuiera sur  la mise en œuvre d’un monorail reliant les trois pôles. L’éco-liaison sera exclusivement accessible aux piétons et devrait distribuer diverses stations jusqu’à Amnéville, marquant ainsi le choix d’une politique de développement durable, d’économies d’énergies et d’un caractère haut-de-gamme du site. Il s’agit de l’élément structurant qui garantira la coopération entre les principaux acteurs du projet.

« Walywood : un projet hors-normes»

L’afflux récent des initiatives visant à améliorer l’attrait touristique mosellan demeure une bonne nouvelle pour les élus. Le Conseil Général tient d’ailleurs à rappeler qu’il accompagne toutes les bonnes idées pour développer l’image de la Moselle, comme pour Thermapolis ou le Snowhall d’Amnéville-les-Thermes. Walywood ne déroge pas à la règle, bien que les politiques présents souhaitent rester prudents. « Le projet est interpelant pour nous tous », affirme Jean-Claude Mahler, maire d’Hagondange. « Nous sommes un peu effrayés par les montants, mais nous avons eu beaucoup de mal à rebondir depuis des années sur le site d’Hagondange-Talange, donc nous nous devons de soutenir cette initiative. Il ne faudra pas réitérer ce qu’il s’est passé avec l’Aquadrome ». Etabli sur un budget avoisinant les 152 millions d’euros, Walywood compte sur la création de 700 emplois et 13 millions d’euros de retombées économiques annuelles. « Il est rare que le Conseil Régional s’intéresse à des projets si couteux », affirme Bernard Hertzog. « Mais Walywood demeure un projet hors-normes »


Didier Le Douarin se veut optimiste pour la faisabilité du site, et cherche à dépasser le cadre de la Lorraine, qui représente actuellement 70 % des visiteurs du parc. « Nous souhaitons nous positionner durablement comme le troisième parc français en termes de fréquentation derrière Eurodisney et le Parc Asterix », assure-t-il. « Le début de saison est encourageant, le loisir de proximité se développe. Il faut profiter des belles choses que nous offre la Lorraine. » Quant au besoin d’hébergement pour les visiteurs, « nous n’avons certes pas la magie de Disney, mais force est de reconnaître que les parcs d’attractions qui perdurent passent par le développement du complexe hôtelier. » Les frères Le Douarin entreprennent depuis le rachat du parc en 2006 un véritable renouveau par la qualité. Si ce projet onéreux s’inscrit dans une logique indéniable de développement, il s’avère trop tôt, pour les propriétaires comme pour les partenaires publics et privés, d'en estimer la rentabilité future . L’arrivée du nouveau « Center Parcs » dans le bassin de Sarrebourg proposera déjà à partir de 2009 une attraction hôtelière forte. « Center Parcs et Walywood ne rentrent pas en concurrence, la clientèle ciblée reste différente et les deux projets fonctionnent en autarcie » assure le vice-président du Conseil Général de Moselle. L’accomplissement du complexe devrait se décider dans les six mois à venir, à partir de l’élaboration du business plan, afin de déterminer tous les éléments nécessaires à la viabilité de l’initiative.
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Article publié sur La Plume Culturelle, le 15 mai 2009

Publié dans Articles Parus

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